25.05.2008
Des idées de OMBB ?
Vous voudriez bien tenter un One Man Band mais vous pensez manquer d'idée ? ...
Pas de problème ! Une petite cure de "Sébastopol" et vous serez guéris !
A vos yeux et vos oreilles :
...et maintenant, y a plus qu'à...
Pensées bleues et à bientôt.
09:50 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03.03.2008
DELENCO est décédé mercredi 27 février dans l'incendie de son immeuble...
Il y a des gens dont on ne peut pas se détacher. Ils vous collent à la peau. Ils habitent votre mémoire. Ils traversent votre vie et partagent votre aventure parce qu’ils sont particuliers. Même quand ils sont loin, vous les avez avec vous. Daniel Delrieu était de ceux là.
"Delenco", comme il s’était surnommé et comme il aimait à ce qu’on l’appelle, était assurément un ami cher. Cependant, je ne peux pas vraiment assurer que je l’étais pour lui tant sa discrétion était parfaite jusqu’à l’effacement. Ceci faisait de lui quelqu’un de tellement touchant et si attachant.
Esprit libre, libertaire et rebelle, sa personnalité m’apparaît fondée sur une intelligence brillante avide d’originalité. Avec un sens profond de l’amitié, il avait cette générosité attentionnée doublé de convictions profondes et absolues. Homme monolithe, je l’ai lu et entendu fustiger tout ce qui n’allait pas dans le sens du respect des hommes et de la liberté.
Intellectuel passionné et passionnant, il n’offrait qu’avec parcimonie, mais parfois véhémence, ses pensées prolifiques. Il montait des cahiers artisanaux faits d’articles et de compilations où arrivaient pèle mêle ses conceptions du monde, son irrévérence du politique et des pouvoirs, son aversion pour la violence, les lobbys et la pensée convenue, et par-dessus tout son culte des petites gens…
Passionné de connaissance et de création, il ne semblait pas y avoir de limites à sa curiosité.
Musicien Hobo, il composait des chansons dont textes et musiques témoignaient de sa très large approche des musiques du monde. Du Japon à l’Argentine, du flamenco à la gigue irlandaise, ses créations sont traversées par bien des cultures.
Délenco, après plusieurs expériences de musique en groupe dont j’ai pu faire partie, était ce qu’on appelle un "One Man Roots Band", un homme-orchestre à la recherche de musiques authentiques. Solitaire invétéré, il avait une approche musicale particulière, travaillant sur des "compas", cadences rythmiques atypique alternant des séries de temps forts et de temps faibles en nombre aléatoire.
Il refusait de faire du blues, musique dont il pensait que tout le monde la fait "assez mal". C’était pour lui une musique idiote, "une marche de canards" où s’expriment les "montreurs d’ours", les musiciens qui veulent faire voir leur virtuosité avant leur âme.
Cette posture originale le posait en partageur discret, gourmant de rencontres et d’échanges avec d’autres, artistes de tous bords, qui avaient trouvé grâce à ses yeux par leur posture originale, "résistante" et créatrice.
Il avait, entre autres détails, celui d’apprécier que les gens se rebaptisent d’un surnom, comme pour se réapproprier leur "vrai personnalité", leur "vrai identité".
Je crois qu’on aura du mal à faire la liste de toutes les personnes qu’il aimait côtoyer, qu’il aimait tout simplement…
Adieu l’ami ! Salut Délenco ! Il y a aussi tellement de choses que je ne sais pas de toi… Mais ce que je sais, c’est que là où tu vas, il n’y a que des hommes libres…
P.S. Je sais que tu n'aimes pas que l'on parle de toi... Pardon l'ami...
15:30 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.04.2007
Connaissez-vous les "One Man Blues Band" ?
En attendant de faire la fête de la musique sur le parvis de la mairie de Moissy Cramayel, il faut que je vous parle d'un phénomène marginal mais fabuleusement créatif. Il s'agit de l'existence de talentueux bluesmen qui font tout sur scène. Ce sont les "hommes orchestre" du blues qu'on appelle en langue Cow-boy les "One Man Band". Cette formule "One Man Blues band" a fait l'objet d'un fol engouement dans le Deep South vers les années 50 et 60.
Un jour en regardant l'émission télé "Taratata", j'ai comme vous, découvert un soir KT Tunstall, écossaisse à la voix cassée qui, seule avec sa gratte et une pédale loops nous a produit ceci (Cliquez pour esgourder) Depuis, j'ai acheté ma pedal-loops et ça a donné "Doc' & Tyo" le 14 décembre à l'Entrepont...
Mais il y a, des US à la Scandinavie, tout un courrant survivant de ces "One Man Blues Band" qui inventent de nouvelles façons de faire trés près de l'esprit ancestral du deep south et du blues "Hobo" (Les "Hobos" sont ces vagabonds en recherche de travail, figures emblématiques des années trente dont Woody Guthry a été un grand représentant et Bob Dylan un excellent disciple). La créativité est en direct, le talent immense et les motifs de rencontres élargis... j'en veux pour preuve...
Alors, petit cadeau, voici trois perles représentatives de ce fabuleux courant qui continue de m'inspirer fortement (vue ma planche à pieds ?).
Voici le fabuleux & so scottish Mike whellans (Video ci dessus) avec qui je n'ai aucun lien de parenté, et le non moins fabuleux et très "covbois" du Colorado John-Alex Mason (cliquez sur le nom pour esgourder!) qui utilise un "lowebow", cette slide guitar inventée par Johnny LOWE. Elle est montée comme un dulcimer avec une corde basse (en bourdon : A ou D) et trois cordes de guitare (A-E-A ou D-A-D ; il y a de multiples accordages possibles en 7e ou en 9e) sur deux manches à balais accolés traversant une boite à cigares... Et dans un style Rock Hilbilly voici le puissant John Schooley dans une mise en scène très fifty's pleine de charme et de subtilités.
Ce n'est pas du gadget, juste du blues... Etonnant, non ?
Docteur Mike Badaboom ayant définitivement décidé de se retirer de l'aventure le week-end dernier (l'investissement personnel et matériel semble trop lui peser...), il est inutile de préciser que je travaille dans ce sens pour me produire ainsi dès la rentrée.
Woochia veut continuer, à côté de son projet personnel plus "métal", sa collaboration tout en regretant le départ de la batterie et la fin du trio pour lequel il était venu...
Allez, ça n'a rien à voir (quoi que...), mais voici un dernier cadeau pour la route. Après ça, l'expression "jouer comme un pied" aura un tout autre sens. Shame on us et vive le travail !
Pensées bleues et à bientôt sur la route...
(heu... J'ai pas dit "fabuleux" à un moment ?...)
13:25 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.11.2006
Adieu Bobby Jr !...
Deux jours avant un autre grand interprète de talent, Robert Lockwood Jr. nous a quitté le 21 novembre depuis l'hopital de Cleveland (MS), abandonnant sa page de blues en cours... Né le 27 mars 1915 près de Helena en Arkansas, il est connu pour avoir été de longue date collaborateur de Sonny Boy Williamson II et de Chess Records, la marque phare de Chicago. A 91 ans, il n'a donc pas été que le beau-fils de Robert Johnson (le fils de sa compagne) mais aussi le partenaire privilégié de Johnny Shines. Avec ce dernier, il anima des années durant une émission de radio financée par une marque de biscuit au cours de laquelle ils invitèrent et boeuffairent avec tout le gratin musical de Chicago et d'ailleurs. Il a marqué l'histoire du blues par justement ce qu'est le blues : ancré dans une vie quotidienne, recréant l'émotion immédiate dans des morceaux "prétextes" perpétuellement réinventés avec les gens de passages et les conditions présentes. Sacré bluesman...
Dans mon article ici présent sur "L'esprit du blues", je commençais en racontant une de ses anecdotes au coté de son pote Johnny. Bobby est vraiment emblématique.
Et pour le souvenir, il était invité l'été 2004 au festival "CROSSROAD" organisé au Texas par un généreux petit gars du Surrey (E.C. pour les intimes). Sur le DVD, on le rencontre en train de nous interpréter un original "Love in Vain" sur sa définitive 12 cordes, bleue pour l’occasion et du haut de ses 89 ans...
Pensées d'un bleu profond, celui de ta douze cordes…
09:15 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.08.2006
Blues avec Sarah TULLAMORE…
Cet été dans le Gers, samedi 5 août, soirée privée entre Condon et Marcillac, nous nous sommes rencontrés et nous avons boeufé quelques standards de blues pour le plaisir d’une bonne cinquantaine d’aficionados attentifs.
Elle a une oreille tout aussi aguerrie : « ..et si tu me faisais l'accompagnement en mineur ? Je préfère...» me suggère-t-elle alors que je me préparais à tailler un « Saint James Infirmery » à la serpe Chicago. Alors, après avoir convenu de quelques structures, on c’est copieusement lâché. Ca a bien soli et improvisationné de bien bon cœur… God, wath a night of pleasure ! ! ! Les aficionados clapaient des hands à tout va…
Pensées bleu-nuit de charme...
(voir le site de Sarah : cliquez ICI )
Post Scriptum : Hier soir je suis allé voir Sara dans son spectacle "Estelle Bright" qu'elle a co-écrit avec son méteur en scène et ami Frédéric Baptiste... Que du bonheur ! C'est beau, c'est bourré de talent, c'est plein d'un humour fin et sensible, c'est frais, c'est... Non d'un chien, vous n'avez que jusqu'au 30 janvier pour courrir au Théatre Essaïon dans le 4e arr. de Paris pour vous faire introniser au "Tullamore-charm" !
Courrez !!!
14:45 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




