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29/12/2007

Meilleurs voeux 2008

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Un jour Jean-Louis Etienne racontais à un interviewer qu'avant de parti en expédition dans l'antarctique, il s'était planté devant un vieux chêne du Lot et le regardant, il tentait de s’en imprégner totalement pour l’emporter avec lui dans son âme.
Au moyen age, quand deux guerroyeurs se brûlaient les récoltes, cela faisait parti de la guerre mais si l’un abattait un arbre du domaine de l’autre, il y avait là un sacrilège car l’arbre est œuvre divine alors que la récolte n’est qu’œuvre humaine…
Alors en regardant à mon tour ces arbres qui vieillissent bien mieux que nous, je me suis mis à les imaginer à chaque saison, grandissant encore, bousculant rochers ou fondation pour trouver leur place, se faufilant agilement dans les espaces libres et offrant toujours les plus belles couleurs, le plus beau sons avec le vent… Ca me parle… et vous ?

Alors pour cette année 2008 :
Que chacune de nos peines soit une aubaine de mieux sentir le monde…
Que chaque échec soit une opportunité de rebondir vers de nouvelles voies…
Que chaque contrariété soit l’occasion d’apprendre…
Que chaque départ nous permette plus de rapprochement vers d’autres…
Que chaque joie nous soit une occasion de partage…
Que chaque bousculade soit l’occasion d’une rencontre…
Que le blues soit avec nous l’occasion de se revoir encore…
Bien amicalement !
Tyo Bazz

24/12/2007

Dialogue avec Thierry.

f88a7353d8e7b46c16f6b36a15b51c09.jpgCet indéffectible ami, Thierry GROUSSIN, à l'âme aussi profonde que son esprit est aiguisé (pardon, mon Thierry, pour égratigner ton éternelle modestie...), me posait la question de savoir ce que représentait le blues dans ma vie alors que nos relations ne tournent pas habituellement autour de ça.
Il m'a recueillis quelques propos qu'il a publié sur son blog, on ne peut plus interressant du reste...
En voici le tracé...

« UN MONDE COMME JE ME LE RACONTE... »
Pourquoi, Jean-Marc, le blues a-t-il pris une telle place dans ta vie ?

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Les débuts, ou : comment l’esprit vient aux jeunes gens...

C’est une longue histoire et sinueuse… J’ai d’abord été séduit par le chant partagé. Mes frères et soeurs et moi chantions en famille, souvent en nous promenant et toujours à plusieurs voix. On improvisait… Et ce depuis les prières chrétiennes rituelles jusqu’aux divertissements les plus libertins. Puis, je me suis passionné pour les auteurs-compositeurs-interprètes - Hugues Aufray, Adamo, Bob Dylan… - et tout de suite, dès l’age de 14 ans, je me suis mis à écrire mes premières chansons - tout à fait dylanesques. Depuis l’age de 12 ans j’écrivais avec délectation, d’abord des petites nouvelles puis des poèmes. Et puis, j’étais de cette génération qui écoutait les Rolling Stones et toute la culture Rock (le blues boom anglais) et chantait Brassens que nous connaissions par coeur. C’est ça le fondement de ma culture.

De fil en aiguille, je me suis mis à la guitare très tôt (14 ans) puis à la basse (16 ans) puis au saxophone (20 ans) et, après avoir touché à la peinture, à la sculpture et au théâtre, je suis arrivé à Paris pour monter une troupe de théâtre avec un partenaire montalbanais. La troupe fit un flop et je restais sur place comme musicien de cabaret, notamment dans un groupe de blues. Dès lors, j’ai croisé la route de nombreux musiciens tous aussi passionnants et surprenants les uns que les autres. Je traînais dans les milieux du jazz et de l’afro jazz. Le premier milieu m’apporta d’étudier l’harmonie. Le deuxième m’influença définitivement : les rythmes 12/8, les cadences syncopées, l’improvisation spontanée, l’expression absolue et la fonction sociale de la musique… Le film de Scorcese Du Mali au Mississippi montre les liens essentiels qu’il y a entre cette musique et le blues.

Certaines choses se passent dans leur temps à elles

abd8cfb951b77c11a5216c6cb32739a6.jpgPuis, j’ai monté une bonne dizaine de groupes de rock, aventures disparates et pour certaines hasardeuses, et relativement insatisfaisantes dans des relations humaines faites de rivalités et de concurrences. Ca ne m’allait pas. Je regrettais ce qui m’avait porté dans l’afro jazz. J’ai alors arrêté la musique - pendant vingt ans ! Je me suis jeté dans les sports de combat (boxe française savate) puis j’ai développé le moteur profond de tout cela : la curiosité passionnelle pour l’humain. Riche d’une psychanalyse, j’ai décidé de reprendre les études et j’ai fait l’EHESS puis la Sorbonne en Sociologie compréhensive. Ce n’est qu’après que Delenco, un ami montalbanais, m’a sollicité, un soir de janvier 2001, pour reprendre la musique. J’ai sauté sur l’occasion ! L’idée me titillait depuis quelques mois… Comme quoi, certaines choses se passent dans leur temps à elles… Cet ami est un musicien Hobo, un disciple de Woody Guthry, le père spirituel de Bob Dylan. Il est ce qu’on appelle un « One Man Band », un homme-orchestre. Il a une approche musicale particulière : il travaille sur des cadences rythmiques atypique qu’il nomme des « compas » (musique alternant des séries de temps forts et de temps faibles sur un nombre aléatoire : 3, 5, 7, 9, 10, 11 ou 13 temps… qu’importe). Il prend pour modèle des musiques andalouses, japonaises, irlandaises, etc… Mais refuse de faire ce que tout le monde fait « assez mal » pense-t-il : le blues. C’est pour lui une musique idiote, « une marche de canards » où s’expriment les « montreurs d’ours », les musiciens qui veulent démontrer leur virtuosité avant leur âme.

Je n’avais pas cette vision là, bien au contraire. Après un parcours passionnant, nous nous sommes naturellement séparés et je suis revenu à ce qui me paraissait l’essentiel : le blues, une parmi les musiques fondamentales, du moins celle qui a influencé toute la musique occidentale actuelle, depuis le jazz, le Rythm & Blues jusqu’à la variété et même le rap. Il s’agit pour moi à ce moment-là de revenir à l’essentiel de ce qui me porte, au « sacré », soit au fondement.

Une passion en trois dimensions

Aujourd’hui je parle de blues et l’article de mon blog sur la culture blues dit bien mon positionnement. Il s’agit d’une musique créatrice, sociale et thérapeutique. Elle est pour moi sur ces trois niveaux.

Le premier est celui de l’expression. Le blues est comme une prière, un rituel, une pratique qui nécessite une libération par le travail préalable. Il ne faut pas que mon ignorance (ou du moins celle de mes doigts) empêche le fond de la bête de s’exprimer. Il faut pouvoir tendre vers une sorte d’éternuement de l’âme. Une spontanéité quasi sauvage qui traverse la technique acquise pour venir vibrer comme une résonance de l’âme. C’est la dimension de l’art communément partagée. Aussi, je me lève tous les matins assez tôt pour pouvoir jouer au moins une heure avant d’aller bosser. Je travaille des enchaînements, tout ce qui me passe par la tête, tout ce que j’ai envie d’entendre, de jouer. Jo Maka, un saxophoniste d’afrojazz aujourd’hui décédé, me disait : « Joue ce que tu veux jouer, pas ce que tu crois devoir jouer. Joue ce que tu as envie de t’entendre ».

ea753ac1826f27b1e89c22845399fbb1.jpgLa deuxième dimension est celle du lien social. Où que tu ailles dans le monde, si tu ne parles pas la langue, chante, joue de la musique et bingo ! le courant passe : il se passe quelque chose. On rit, on est là ensemble à partager un je ne sais quoi… Aux quatre coins de la
planète, de même que le chamanisme est la religion - la mystique - la plus répandue, la pentatonique est le mode musical le plus répandu, le plus partagé. Elle a partout la même structure et possède les mêmes principes harmoniques. Bizarre, non ? Donc chaque fois que je le peux, je vais à droite à gauche, jouer avec des musiciens ou des non musiciens. Je vais participer à des scènes ouvertes, « taper le boeuf » comme on aime à dire. C’est pour ces partages-là que j’avais créé le Crossroad, club de blues à Issy-les-Moulineaux. Je rêve de parcourir le monde avec ma gratte et de jouer avec toute âme qui vive. J’aurais été heureux de jouer un jour avec un personnage comme Ali Farka Touré (musicien malien aujourd’hui décédé. Son fils, Vieux Farka Touré, continue son oeuvre). Quelle dimension, ce type…

La troisième dimension est celle de la thérapie ou du développement personnel. Quand Castaneda, cet étudiant californien en ethnologie, demande à Don Juan, sorcier Yaki « Parle- moi du peyotl », celui-ci lui répond : « Je ne peux pas t’en parler. Le peyotl est une voie vers la sagesse. Il y en a plein. Il y a la musique, la danse… Moi je connais celle-là. Je ne peux pas t’en parler mais je peux t’initier ». Je ressens la même chose pour le blues. (Je commence à envisager de faire, autour du blues, de l’arthérapie dans des pratiques de développement personnel.)

Une pratique de l’ici et du maintenant

e2fdf1c0590b9865ba5c9627ecc8a324.jpgLe blues a ceci de particulier qu’il est la musique d’un peuple sans histoire, sans passé, d’un peuple du coup hors du temps, projeté dans un présent absolu et total et que les conditions matérielles privent d’un futur. Cette musique ne transporte rien : pas de tradition, pas d’identité diachronique, pas de mythe. (Elle s’inventera celui de la rencontre du diable au Crossroad). Elle est une pratique de l’ici et du maintenant… Que peut-elle faire alors ? Ce qu’en disent les bluesmen : soigner leur âme. Elle n’a donc plus qu’à être un exercice cathartique. Ici, en France, on a tendance à regarder le blues avec nos lunettes de l’histoire et du classement. Alors il y a toujours quelqu’un pour te dire que ta pentatonique n’est pas jouée réglementairement ni fidèlement à la tradition blues… C’est bien là un regard franchouillard ! Il n’y a pas de tradition dans le blues ! Le blues dans sa courte histoire n’a pas cessé de changer, de bouger, tant dans sa forme que dans ses caractéristiques, dans sa structure que dans son tempo… Alors, on a le swamp blues, le boogie, le boogie woogie, le blues piémont, le Rythme & Blues, le blues du delta, le Chicago blues, le blues californien, le Texas blues, le Memphis blues, le ragtime, le shuffle, et j’en oublie… Il y aura toujours quelqu’un en France pour t’expliquer ce qu’est « réellement le blues ». Mais je me souviens de Hubert Sumlin, le guitariste compagnon de route d’Howlin’ Woolf, qui disait : « Tu as le blues rapide, tu as le blues lent, le swamp, le boogie… tout ça ce n’est que du blues. » Le mot d’ailleurs tardera à naître. Il arrivera bien après la musique. On parlera d’abord de « race music » ou de « jails songs » ou « work songs ».

L’idée dans cette troisième dimension n’est donc pas de faire le montreur d’ours, de faire démonstration de technique (bien que des jazzmen l’aient fait, comme Charlie Parker, à de simples fins de compétitions ludiques) mais bien de laisser parler son coeur pour qu’il aille mieux. Un jour la fille de John Lee Hoocker, Zakiya Hooker, lui demandait : « Daddy, pourquoi tu mets des lunettes de soleil quand tu joues ? ». Il lui répondit - c’est du moins ce qu’elle rapporte: « Je n’aimerais pas que les gens me voient pleurer… ». Le blues est à ce point - parce que pratique de l’immédiat, parce qu’il n’a rien d’autre à faire, une célébration cathartique - qu’il m’apparaît comme emblématique de cette fonction-là de la musique. Alors, même si mon blues est entaché de Brassens, Ferré et autre Barbara, il est bien du blues… Donc je raconte des histoires qui m’ont touché : la mort de mon frère en deltaplane, les morts de copains et copines de cancers, des échecs professionnels, des histoires dures de personnes croisées, des situations cocasses, des aventures scabreuses, etc…

Alors pourquoi le blues à pris tant de place dans ma vie, et bien voilà, pour toutes ces raisons.

Choisir un « song », c’est en citer mille

S’il fallait que je fasse un choix ?... J’aurais du mal… J’ai quelques chansons fétiches comme « Further on up the road » ou le « Crossroad » et le « Sweet Home Chicago » de Robert Johnson. Ce sont des standards que tout le monde reprend à l’occasion.

abb2a56140b6fc5da242a42d7debc042.jpgJe ne saurai pas parler pour tout le monde… J’aime beaucoup les blues en huit mesures comme « It Hurt Me Too » de Tempa Red ou le « Come on in my kitchen » du même Robert Johnson. J’adore ces morceaux. Ils ont une capacité assez impressionnante à m’émouvoir… Mais en fait, ce qu’il faudrait retenir de cette culture du blues, c’est que les chansons ne sont que des prétextes et les jouer sont l’événement, ce qui compte. Alors on a mille et une versions de chaque standard, des sensationnelles pleines d’émotion comme les « Love in vain » (encore une chanson de Robert Johnson) de Peter Green, savoureuse et simplissime, ou celle de Keb’ Mo’ avec un rythme assez roots, dur et syncopé. On peu aussi tomber sur des versions peu audibles comme celle du « Crossroad » par un groupe de hard rock dont je tairai le nom et qui reprend en précipitée l’interprétation de Clapton… là c’est dur…

Ce n’est pas une chanson qui peu émouvoir bluesement parlant, mais un moment magique où quelques musicos se laissent traverser par un morceau … Il y a d’ailleurs cette interprétation par Buddy Guy (et aussi par Stevie Ray Vaughan) d’une comptine pour enfant, pas du tout blues pour deux rond : « Mary had a little lamb ».

Merci Thierry de m’avoir donné l’occasion de partager ce monde « comment je me le raconte »…

24/11/2007

Tyo Bazz at Home, de l'image et du son...

Ca y est ! Votre patience a eu raison de moi...
Après milles combats désespérés contre mon trac handicapant devant un micro enregistreur ou une webcam, voici une vidéo du Tyo Bazz One Man Froggie's Blues Band (Il arrive parfois que les titres soient aussi longs que les morceaux...).
Alors, en toute modestie, voici un premier témoignage de ce que je développe aujourd'hui pour les petites scènes, les bars et les cabarets. Vous ouidrez et mirerez là quelques échantillons de quelques-unes de mes tyobazzeries enregistrées dans mon antre de Moissy Cramayel dans la configuration d'équipement pour ces petits lieux.



Cette vidéo faite à la maison avec un petit appareil numérique a été montée par Woochia dont c'est le métier, au milieu de ces multiples talents et passions (Tiens, au fait, hier soir, vendredi 23 novembre, à l'Entrepont, il nous a servi l'une de ses compositions au chant et à la gratte électro qui a séduit tout le monde...)
Bonne écoute et à bientôt,
Pensées bleues nuit...

12/07/2007

Et voici la "Tyo Bazz Board" !

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De quoi s'agit-il ? Et bien, dans la droite ligne des "One Man Blues Band", j'ai confectionné le type de percussion pour jouer ce que j'aime entendre dans ce pur style deep south. Généralement, les protagonistes du style utilisent une grosse caisse au pied droit et une charley doublée d'une caisse claire au pied gauche (ils joue l'une ou l'autre ou les deux ensemble à leur convenance) et cela donne un 'Tchac-Poum" dont la pulsation basique confère au morceau une rusticité de bon aloi. Il suffit d'écouter le merveilleux Philippe Ménard, digne représentant historique du style en gaulle, pour s'en rendre compte (Au passage, je ne saurais trop vous conseiller son DVD d'une heure trente disponible sur son site éponyme : www.philippemenard.com).

Pour ma part, j'ai voulu donner à cette batterie sommaire un caractère plus fourni et j'ai donc inventé à la suite de laborieux tâtonnements (les pécialistes savent de quoi je parle) cette "Tyo Bazz Board" dont la particularité réside tant dans sa constitution que dans son utilisation.

La constitution : il s'agit d'une planche en contre collé d'un cm d'épaisseur et de 80 cm sur 40, reposant sur 4 calles collées laissant entre elle et le sol une cage de résonance minimale mais suffisante.
5233a371bc41d9fd6a54c190ab4e928a.jpgLa partie gauche (inversable) est recouverte de moquette rase collée de manière à ce que les percussions pédestres produisent un son mat. (Je viens d'y rajouter une lame de scie édentée et vissée pour offrir plus de variété de sons.) La partie droite est laissée à nu pour offrir un son plus claquant. Sous chacune des parties, j'ai apposé un micro piezzo en position décentrée (monté au nombre d'or, ça donne à peu prés au deuxième tiers de la distance entre le bord haut et le centre de la planche). Celui placé sous la partie moquettée est réglé grave, l'autre est réglé aigu. Pour une meilleure captation du son j'ai ajouté un micro d'ambiance Beyerdynamic MKII (type AKG D65 ou SHURE M48) positionné sur une courte perche sous mon tabouret où je suis assis (comme disait Zanini... bon, je ne la referai pas, celle là...). Les trois micros passent par un mixer qui permet d'obtenir un son globalement proche d'une batterie rustique. Le son de la "Tyo Bazz Board" va dépendre essentiellement de son utilisation...

00911ef2cdfc17e19137889a04c13ee4.jpgL'utilisation : Il s'agit d'utiliser la "Tyo Bazz Board" comme un plancher à claquettes. Donc, pour ma part, et la planche est montée en fonction (mais il est toujours bien sur possible d'inverser le tout), mon pied gauche joue les graves et mon pied droit les aigus. En effet, le talon de mon pied gauche joue la grosse caisse (les temps forts : 1 et 3) et la pointe de mon pied droit la caisse claire (les temps faibles 2 et 4). La pointe du pied gauche joue un rôle de tom en inter temps. Le talon de mon pied droit joue aussi les toms haut dans les inters temps. Selon les jeux de frappes empruntés à la technique des claquettes, talon et pointe du pied droit peuvent s'inter changer les rôles. Ainsi, on peut frapper ou glisser le pied sur les parties de la "Tyo Bazz Board" pour obtenir des effets de baguette ou de balais. Des grelos à la cheville droite font office de charley et un cercle de mini cimbale (tambourin sans peau) posé sur la partie droite vient compléter l'effet de cymbales.

Le choix des chaussures : Je joue avec des mocassins à semelles en caouchou dur. Après de nombreux essais, les chaussures type claquette à semmelles métal sont trop agressives. Les semelles en cuir font très bien les effets "balais" mais assez mal les sons de la grosse caisse. Mais les semelles en caouchou dur qui offrent le meilleur son (plus de graves) glissent mal pour faire les sons balai...
95c9f926e03415be1f68c763bc803555.jpgDonc j'ai pour ça une paire de sandalettes type babouche à semelle en plastique qui font très bien l'affaire. Et voilà, tout est dit !

Bientôt ici, je mettrai un extrait sonore enregistré à la maison...
Pensées bleues et bon travail !
Sib' je te vois bien sur ce coup !!!
Désolé, Dom... j'implore ton pardon !

21/06/2007

Fête de la musique à MOISSY : On s'est régalé !!!

medium_21_juin_Moissy_2007_a.jpg21 juin, 20h. Je bouscule Cath "Il faut partir. Elle me sent nerveux, com'd'ab'... La voiture est chargée, mais je n'ai que 4 places. J'ai du enlever un siège pour le matos..." Woochia est avec Moule, sa copine. Lyall fini de se préparer. On s'organise : Woochia et Moule viendront en voiture. Cath et Lyall iront à pied. On est parti.
09fcc1e5bb0e6ce73f6bfa4214efb5f7.jpgSur l'estrade devant la mairie, l'école de musique de Moissy fait son concert. C'est beau, c'est varié, du celtique irlandais au gospel en passant par le classique. Et c'est à nous. Voisins et copains sont venus en nombre...
On installe vite. On va profiter de la sono de l'école... Mais la sono larsenne dur et du coup le retour est quasi inexistant... Les micros cognent et claquent... Eric, mon voisin,surgit. Il ajuste la sono, cherche... trouve... recherche encore. C'est mieux mais ça bugue pas mal. Résultat : on laisse tomber la pédale loops et les batteries enregistrées. Trop de bugs. On va faire sans... Alors on y va comme ça, au feeling et au plus sobre. Du coup on se la joue fun et on se laisse porter par l'ambiance. Je parle peu. On enchaîne les morceaux à la volée. 0c5ca25f46bf3f23c1bc52b3fbc21075.jpgOn se concerte vite avec Woochia : on choisit les morceaux sur le moment. C'est sympa. Le public gonfle sur la pelouse. Il semble apprécier. Woochia joue bien. J'échange les sons de ma gratte. Je me lâche un peu.
On enchaîne. "Praying" à deux voix est superbe, je me régale. On se fait plaisir et ça semble communicatif...
On attaque "Paul et Adrien" avec la batterie de Mike. On tente. Je prête l'oreille pour la suivre. Ca le fait. Devant nous, les têtes bougent en cadence, quelques yeux dans le vague. Ca balance pas mal... Et puis on fait la dernière, le "knocking on Heaven's door" en shuffle. Ca groove dur encore 5 minutes. C'est fini. Ca fait une heure qu'on joue. Les mains claquent devant nous. Ca crie aussi. Sympa... Vraiment Sympa. On remballe vite. Il faut dégager. La fanfare rentre en lisse. La fête continue...
Dans la voiture Cath, qui n'est pas complimenteuse de nature, me glisse "C'était super... T'as fait vachement de progrès à la voix... et puis les percussions aux pieds étaient juste comme il fallait, pas trop fortes. On entendait bien..." Je jubile. Et Lyall ajoute "Tant pis pour la sono mais la gratte sonnait bien, la voix aussi, c'était super... Et la basse était bonne et bien présente... Ca sonnait super bien. Bravo..." N'en jetez plus, la cour est pleine...
On rentre. Je décharge la voiture... On n'a rien oublié... God, what a night of plaesure !...

Mais avant les pensées bleues, un grand merci à Isabelle WILLARD, Florence MANICOM, PHilippe MAURICE avec qui j'ai été en contact et tous les autres des équipes municipales qui on réalisé cet événement.

Bises et pensées bleues tendres.

(Les 2e et 3e photos sont de Léonie PORCHER.
Merci Eric pour ton aide et pour toutes les photos que tu m'as transmises
)

28/05/2007

On prépare la "Teuf d'la Zicmu" !

medium_18_Marches_09_06_07_011.jpgOn se prépare ! On jouera le 21 juin de 20h30 à 21h30 sur le parvis de la mairie de Moissy Cramayel , juste devant l'entrée. En l'absence de batteur, on revoit le programme et la façon de jouer chaque morceau. Il y aura la pédale loops avec les enregistrements de la batterie de Mike mais aussi je prépare plus de percus sur la "planche à pieds".
medium_Lïall_Kitty_Woochia.jpg Et puis, si Woochia tient la basse et quelques backing vocaux, il y aura surement aussi Lïall Kitty aux chœurs et autres percussions... C'est pas beau, ça ? Je vous jure, ça va l'faire...
Pensées bleues ciel !

30/04/2007

Connaissez-vous les "One Man Blues Band" ?

medium_Abner_Jay.jpgEn attendant de faire la fête de la musique sur le parvis de la mairie de Moissy Cramayel, il faut que je vous parle d'un phénomène marginal mais fabuleusement créatif. Il s'agit de l'existence de talentueux bluesmen qui font tout sur scène. Ce sont les "hommes orchestre" du blues qu'on appelle en langue Cow-boy les "One Man Band". Cette formule "One Man Blues band" a fait l'objet d'un fol engouement dans le Deep South vers les années 50 et 60.

Un jour en regardant l'émission télé "Taratata", j'ai comme vous, découvert un soir KT Tunstall, écossaisse à la voix cassée qui, seule avec sa gratte et une pédale loops nous a produit ceci (Cliquez pour esgourder) Depuis, j'ai acheté ma pedal-loops et ça a donné "Doc' & Tyo" le 14 décembre à l'Entrepont...

medium_mike_whellans.jpgMais il y a, des US à la Scandinavie, tout un courrant survivant de ces "One Man Blues Band" qui inventent de nouvelles façons de faire trés près de l'esprit ancestral du deep south et du blues "Hobo" (Les "Hobos" sont ces vagabonds en recherche de travail, figures emblématiques des années trente dont Woody Guthry a été un grand représentant et Bob Dylan un excellent disciple). La créativité est en direct, le talent immense et les motifs de rencontres élargis... j'en veux pour preuve...

Alors, petit cadeau, voici trois perles représentatives de ce fabuleux courant qui continue de m'inspirer fortement (vue ma planche à pieds ?).



medium_ShanesLoweBow2.jpgVoici le fabuleux & so scottish Mike whellans (Video ci dessus) avec qui je n'ai aucun lien de parenté, et le non moins fabuleux et très "covbois" du Colorado John-Alex Mason (cliquez sur le nom pour esgourder!) qui utilise un "lowebow", cette slide guitar inventée par Johnny LOWE. Elle est montée comme un dulcimer avec une corde basse (en bourdon : A ou D) et trois cordes de guitare (A-E-A ou D-A-D ; il y a de multiples accordages possibles en 7e ou en 9e) sur deux manches à balais accolés traversant une boite à cigares... Et dans un style Rock Hilbilly voici le puissant John Schooley dans une mise en scène très fifty's pleine de charme et de subtilités.
Ce n'est pas du gadget, juste du blues... Etonnant, non ?

medium_Bureau_à_music_30_09_06_001.jpgDocteur Mike Badaboom ayant définitivement décidé de se retirer de l'aventure le week-end dernier (l'investissement personnel et matériel semble trop lui peser...), il est inutile de préciser que je travaille dans ce sens pour me produire ainsi dès la rentrée.
Woochia veut continuer, à côté de son projet personnel plus "métal", sa collaboration tout en regretant le départ de la batterie et la fin du trio pour lequel il était venu...

Allez, ça n'a rien à voir (quoi que...), mais voici un dernier cadeau pour la route. Après ça, l'expression "jouer comme un pied" aura un tout autre sens. Shame on us et vive le travail !
Pensées bleues et à bientôt sur la route...

(heu... J'ai pas dit "fabuleux" à un moment ?...)

13:25 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (3)

26/02/2007

Blues & Tyobazzeries : ... à écouter !

medium_Doc_Tyo_à_l_Entrepont.jpgEt voici un medley de quelques morceaux joués à l'Entrepont le 14 décembre 2006, enregistrés par Alex, repiqués par Marino et médlés par mes soins sur de superbes images de Lionel ABOUKRAT.
Cliquez ICI et esgourdez !
En attente de plus vidéos dont la maitrise technologique m'échappe encore un peu...



Pensées bleues...

08/02/2007

L'offre "Tyo Bazz" s'étoffe...

medium_Tyo_Bazz_one_man_froggie_s_blues_band.jpgAu début était le solitaire. Bluesman fondamental, le troubadour qui raconte des tranches de vie en tapant du pied par terre, les doigts collés aux cordes raides de sa guitare... Au début c'était dur, le jeu incertain, l'émotion trop abrupte et le résultat accrochait mon oreille. Mais le travail aidant, l'oeuvre est aujourd'hui probante... et entend-je poindre quelqu'air d'harmonica aussi ? (l'offre existe pleinenant sous le vocable de "One Man Froggie's Blues Band"...)
(Cliquez sur les images pour les agrandir)

medium_Tyo_Bazz_Band_Duo_2.jpgEt puis était venu le temps du duo où le Mike Badaboom venait faire le Docteur Mike enrichissant de son talent, de sa présence, des milles fleurs qui fleurissent aux bouts de ses doigt les balades du Tyo...
La prestation existe aujourd'hui avec WOOCHIA à la basse et autres guitares...

medium_Tyo_Bazz_Band_trio.jpgAlors est venu le temps du trio, un rêve de Tyo, où Docteur Mike Badaboom viendrait offrir tous ses talents de batteur, de chanteur, de guitariste intermittent (du spectacle, s'entend). Il fallait un nouveau bassiste, alors "Woochia", le fils légitime du Tyo Bazz, est arrivé avec une générosité de jeux à la Bill Wyman pour un blues électrique bien cadencé. Merci Charly "Woochia" Sauret ! On est en polissage aux 18 Marches à Moissy...
Dernière minute : le trio est en stand by pour longtemp. Mike est parti. Je réoriente vers un "One Man Blues Band" !

Et puis le Tyo a continué à bosser le chant et la gratte, avide des conseils de sa tendre et douce, de Stéphanie, de Marino, et de tous les autres...
Alors, ça va l'faire, c'est sur !
Pensées bleues et à bientôt sur la route du toujours mieux...

16/12/2006

Au Crossroad à l'Entrepont

(...il y a plein de superbes photos de lionel Aboukrat et un autre article "Vu de l'intérieur" sur le site Crossroad.fr)

medium_L_entrepont_14_12_06_029.jpgVous êtes venus nombreux. La salle était pleine et ça nous a fait chaud au coeur ! On a eu de belles surprises et beaucoups de bonheur de vous voir chacun et chacune.
medium_L_entrepont_14_12_06_023.jpgL'équipe de "Super Marino" , à son image personnelle, très pro et pleine de gentiellesse, nous a dorloté. Alex et Florent nous ont ajusté un super son et nous ont fait de bien belles lumières. Merci Michel, président du Crossroad, pour ton accueil si chaleureux. Ca fait du bien de revenir à la maison !
medium_Doc_Mike_14_12_06.jpgEt puis, on a joué... On s'est fait plaisir ! Parfois, le trac me fait faire des bétises et, bon, c'est un peu arrivé. Cependant, on a joué comme on aime le faire, c'est a dire comme ça vient. Et on s'est fait quelques versions particulières de nos morceaux.
medium_TyoBazz_14_02_06.jpgOn a commencé par quelques standarts de blues revisités et puis on a attaqué les tyobazzerie. J'ai cru comprendre qu'elles vous ont plus particulièrement plues. Plus les textes pour les uns et les musiques originales pour les autres ont suscité quelques commentaires des plus gentils... Merci beaucoup.
On a passé une excellente soirée dans une ambiance des plus sympats et dans un confort d'organisation vachement appréciable.
Merci à chacun et à chacune.
C'est promis, on continue...

P.S. : les deux photos "agrandissables" sont de Lionel Aboukrat. Bravo Lionel !!! et merci...

30/11/2006

Doc' & Tyo à l'Entrepont

Voilà, retour aux sources... Nous passons à l'Entrepont d'Issy les Moulineaux dans le cadre des concerts du Crossroad (24 chemin de l'accès à la gare - c'est aux pieds de la gare RER Issy ville...). Quand nous avons quitté l'association pour cause d'un trop grand éloignement géographique, Michel "Harpo" Bertrand m'a dit : "D'accord tu t'en vas mais à condition que tu reviennes nous faire un concert... C'est possible ?" Bien sur et c'est avec un gros plaisir qu'on va le faire. Alors il m'a proposé ce jeudi 14 décembre 2006.
Donc, si on était des journalistes qui nous regardions de l'extérieur, voilà ce qu'on aurait envie de dire du duo "Doc' & Tyo" :

medium_Affiche_l_Entrepont_14_12_06.jpg"Doc & Tyo, ce sont Docteur Mike et Tyo Bazz, un duo de Blues à textes et en français qui plus est : du « franco blues», comme ils aiment à dire. Enfants illégitimes de Robert Johnson et de Georges Brassens, ils sont au carrefour de la culture blues avec son jeu sensible de l'improvisation et de la culture de la chanson à texte française, nourrie à l'ombre des Brassens, Barbara, Ferré, Ferrat et autres Gainsbourg. Les textes de Tyo Bazz (Jean-Marc SAURET) retracent tant des histoires vécues que des regards portés ça et là sur le petit monde qu'il croise. Les musiques qu'il compose pour les servir vont de la balade parfois jazzie au pur blues en douze barres. Les contributions et les arrangements de Docteur Mike (Michel PRIBILSKI) les servent avantageusement, donnant à chaque chanson un son, une couleur particulière. Chacune est à chaque fois le prétexte et l'occasion d'envolées bleues. A chaque fois, l'esprit du blues est là. Ils ont la culture du moment, de l'événement. Vous les avez vu un jour ? Demain sera encore différent..."

Et donc pensées bleues... de passion !
A très bientôt sur la route...

25/11/2006

Le "Concert à la Maison", c'est super !

medium_Concert_a_la_maison_25_11_06_005.jpgC'est un exercice vachement intéressant et très exigent. La proximité rend l’interactivité forte et très émotionnante car justement chacun renvoie immédiatement ce qu’il ressent. C'est pas un concert, c'est comme une grosse conversation entre copains et amis.

medium_Concert_a_la_maison_25_11_06_025.jpgQuelques poignées de potes et de voisins arrivent et s'installent, des qu’étaient jamais encore venus et des plus qu’habitués qui ne demandent pas où sont les toilettes et le coca. Et puis, il en arrivera d'autre pendant le set et d'autres resortiront pour un biberon ou autre. Et Mike et moi on a commencé. Au premier abord c'est très intime et émouvant même. Et puis on se fait à la chaleur. On enchaîne une première douzaine de morceaux. On modifie les réglages à la demande. On raconte un peu et on traîne les soli. On rajoute de la batterie, on en enlève. On fait une pose à la demande. etc... C'est comme ça, le « Concert à le Maison ».

…et on reprend après un verre et quelques gâteaux… finalement on ne fera pas tous les 24 morceaux prévus et pourtant on terminera bien plus tard qu'annoncé. Alors tout le monde commente. Ça fait chaud au coeur. On échange les impressions et les conseils. Et puis c'est reparti sur des projets. Des endroits où jouer. Vincent nous invite à la campagne et Saliha propose de nous brancher avec les maisons de quartier. Des projets de fête du quartier comme il y a deux ans... José raconte ses débuts à la gratte et des concert qu’il a vécu, ses aventures de musicien. La vraie vie, quoi !…

On vide un dernier coca, il est tard. On range vite… et on rève la suite…

A revivre intensément…

24/11/2006

Adieu Bobby Jr !...

medium_robert_lockwood_jr_7557.jpgDeux jours avant un autre grand interprète de talent, Robert Lockwood Jr. nous a quitté le 21 novembre depuis l'hopital de Cleveland (MS), abandonnant sa page de blues en cours... Né le 27 mars 1915 près de Helena en Arkansas, il est connu pour avoir été de longue date collaborateur de Sonny Boy Williamson II et de Chess Records, la marque phare de Chicago. A 91 ans, il n'a donc pas été que le beau-fils de Robert Johnson (le fils de sa compagne) mais aussi le partenaire privilégié de Johnny Shines. Avec ce dernier, il anima des années durant une émission de radio financée par une marque de biscuit au cours de laquelle ils invitèrent et boeuffairent avec tout le gratin musical de Chicago et d'ailleurs. Il a marqué l'histoire du blues par justement ce qu'est le blues : ancré dans une vie quotidienne, recréant l'émotion immédiate dans des morceaux "prétextes" perpétuellement réinventés avec les gens de passages et les conditions présentes. Sacré bluesman...
Dans mon article ici présent sur "L'esprit du blues", je commençais en racontant une de ses anecdotes au coté de son pote Johnny. Bobby est vraiment emblématique.
Et pour le souvenir, il était invité l'été 2004 au festival "CROSSROAD" organisé au Texas par un généreux petit gars du Surrey (E.C. pour les intimes). Sur le DVD, on le rencontre en train de nous interpréter un original "Love in Vain" sur sa définitive 12 cordes, bleue pour l’occasion et du haut de ses 89 ans...
Pensées d'un bleu profond, celui de ta douze cordes…

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20/11/2006

"Concert à la maison"

Bonjour à toutes et à tous,
medium_Doc_Tyo251106affiche.2.jpgDoc et moi, nous nous lançons dans un concept vachement sympa. C'est ce que nous appelons le "Concert à la maison". Ce n'est de fait pas vraiment nouveau puisque le concept est très vivace dans le théatre et la poésie. Il s'agit de donner des spéctacles dans des lieux petits et privés comme votre salon. Alors chaleur humaine, convivialité, vivacité et réactivité maximales sont au rendez-vous. Il nous semble que ça cole parfaitement avec l'esprit du blues...
Ca nous plait d'autant plus que ceci nous fait penser aux "Juke-Joint", comme si nous jouions à une réactivation à la française. On commence samedi et où ça ? Et bien à ma maison à Moissy pour quelques pôtes et les voisins sur la place.
On vous raccontera comment nos pôtes et amis ont réagi.
A très bientôt et pensées bleues
Tyo

20/09/2006

Nous avons réussis notre baptème de la scène !!!

Ca y est ! Doc' et moi, nous avons ce midi, 20 septembre, vécu le baptème de la scène pour notre nouveau duo "Doc' & Tyo" !
medium_20_09_06_Fete_de_La_Poste.jpgA l'occasion de la fête de la Poste, Mike nous a concocté cette participation sur le site de l'Institut de Formation de Paris-IdF : une heure et quart pour treize morceaux (7 standarts et 6 tyobazzeries) entre midi et deux. Superbe !
Merci Mike pour avoir pensé et organisé ça. Merci Dominique (notre directeur) pour nous avoir permis de le faire, merci Jean-Marc pour les moyens particuliers et un grand merci à Alain pour toute la logistique qu'il à mise en place (lumière, installation, vidéo, etc...). Merci à tous ceux qui sont venus exprèt pour nous voir ! (n'est-ce pas Cath ?) Que des gens gentils, je vous dis !
medium_Doc_Tyo_20_10_06_e.jpgL'accueil chaleureux des collègues et des stagiaires en formation en a augmenté ce caractère de fête et les réactions sont encourageantes (Bravo et merci pour tous vos mails et vos encouragements en direct - c'est promis, la prochaine fois on sonorise les voix).
On l'a faite simplissime : Docteur Mike à la fretless Bass et aux backing vocaux, et moi, Tyo Bazz, à la strato et à la voix... et avec deux petits "pains" pour dire bonjours... (bon, on les fera plus... sinon on vas se faire griller... comme les petits pains !)
Y a pas à dire, ça le fait ! et Doc' nous a servi deux soli de basse bien envolés. On s'est bien donné et on a repéré des ajustements nécessaires.
J'ai ces 2 photos repiquées sur une vidéo dont on ne peut pas tirer grand chose : on s'y entend en 78 tours... Donc PB ! On verra plus tard ce qu'on peut en faire.
à très bientôt et...
Pensées bleues !!!

28/08/2006

Blues avec Sarah TULLAMORE…

Cet été dans le Gers, samedi 5 août, soirée privée entre Condon et Marcillac, nous nous sommes rencontrés et nous avons boeufé quelques standards de blues pour le plaisir d’une bonne cinquantaine d’aficionados attentifs.

medium_Tyo_Bazz_Sarah_Tulamore.jpg
Sarah TULLAMORE, chanteuse de Jazz et comédienne pétulante, est une pétillante anglaise à la voix sublime.
Elle a une oreille tout aussi aguerrie : « ..et si tu me faisais l'accompagnement en mineur ? Je préfère...» me suggère-t-elle alors que je me préparais à tailler un « Saint James Infirmery » à la serpe Chicago. Alors, après avoir convenu de quelques structures, on c’est copieusement lâché. Ca a bien soli et improvisationné de bien bon cœur… God, wath a night of pleasure ! ! ! Les aficionados clapaient des hands à tout va…

Pensées bleu-nuit de charme...

(voir le site de Sarah : cliquez ICI )


Post Scriptum : Hier soir je suis allé voir Sara dans son spectacle "Estelle Bright" qu'elle a co-écrit avec son méteur en scène et ami Frédéric Baptiste... Que du bonheur ! C'est beau, c'est bourré de talent, c'est plein d'un humour fin et sensible, c'est frais, c'est... Non d'un chien, vous n'avez que jusqu'au 30 janvier pour courrir au Théatre Essaïon dans le 4e arr. de Paris pour vous faire introniser au "Tullamore-charm" !
Courrez !!!

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27/07/2006

Nouveau LOGO !!!

Il est pas beau le nouveau logo de Tyo Bazz et Docteur Mike ?

medium_Logo_Doc_Tyo.jpg
Alors donc, qu'est-ce que celà veut-il bien dire ?... Il s'agit de franco-blues, donc la caisse de la guitare devient logiquement une grenouille...
et le nom flashi "Doc' & Tyo" vient prendre place juste là où les doigts jouent les notes sur la guitare....
Ca, c'est du symbole !...
Allez, pensées bleue grenouille et à très bientôt, car ça buche fort dans les chaumières de Thiais à Moissy Cramayel.

D'ailleurs, Schmoll ne chantait-il pas : "Sur la route de Moissy..." et son pôte jean-Philippe : "On a tous quelque chose de Thiais-Moissy..."
Bon je ne les referai plus... Promis !

24/06/2006

Ca y est, Crossroad, c'est fini !

Ça y est, pour moi, Crossroad, c'est fini !
Ce n'est pas fini pour Crossroad lui-même. Mon bébé continue sa route sous la férule de Michel "Harpo" Bertrand. Mais ma contribution, ma participation s'arrête là. Mike et moi continuons notre route en tyobazzeries!
medium_fete_de_la_musique_2006_J2.JPGMercredi 21, fête de la musique, Mike et moi avons tenté de donner le meilleur de nous-mêmes pour la der'. Marino mon ami et son équipe d'experts (Alex, Jérémie, Nicolas & all) comme je l'ai souvent écrit, se défonsent comme à chaque fois pour perpétuer le miracle de ce type d'événement...
Mais Dieu nous aurait-il un peu savonné la planche ? ...retard d'horaire, deux micros pour 4 et un ampli en panne... Quand la poisse s'y met... D'abord Éric "Very Slow" s'est retrouvé sur la touche. Jean Chri "Mister Guild" lui a passé le relais mais s'est retrouvé à son tour sur la touche et pas relayé... Mais comme la salle était presque vide...
Bon bref, il faudra éponger cet adieu par un bon boeuf bien chaud un de ces quatre !
Salut les gars, merci à toute l'équipe de l'Entrepont et à bientôt sur la route ! On revient de toute façon vous voir vers le 14 décembre pour vous régaler de nos tyobazzeries.

So long et pensées bleues...

02/06/2006

Le 11 mai dans le CROSSROAD Little Big Band

Ha ! J'ai oublié de vous dire...
medium_Crossroad_Band_11_05_06_b.jpgLe 11 mai, le CROSSROAD Little Big Band, ce bébé qui me tient à cœur et dont je m'éloignerai le 22 juin à contre cœur (les déménagements à la campagne n'ont pas que du bon...), a donné son concert annuel à l'Entrepont d'Issy les Moulineaux.

medium_Crossroad_Band_11_05_06_g.jpgJe ne vous dis pas comme on s'est fait plaisir : 18 standard du blues, dans une ambiance complètement débridée... Que du bonheur sur scène et dans la salle ! Faut dire qu'au niveau du coeur et de l'espace, les deux se confondaient...

Les photos sont de Lionel Aboukrat. Il y en a d'autres sur le site du Crossroad. (voir le liens dans la colone de gauche...)
Allez, pensées bleues ciel !...

28/05/2006

...et c'est quoi, ton blues, Tyo Bazz ?

Et bien donc, le voilà...
Ce sont là quelques modestes échantillons enregistrés le samedi 29 avril à la maison avec la DAT de la toujours excellente Stéphanie qui a tout callé, réglé (et j'en profite pour apprendre)...

Alors donc :

podcast
Crossroad

podcast
Ma petite femme fixe

Tout ceci bien évidemment est repris, traduit, passé au moule du nouveau duo Tyo Bazz & Doteur Mike...
Au programme, il y a actuellement 12 reprises et 24 tyobazzeries...
On va y aller doucement...

26/05/2006

Tyo Bazz & Docteur Mike

Alors voilà, mercredi 23 mai, Michel et moi, l'ex-section rythmique du Crossroad, nous nous somme retirés, tels des ermites religieux, dans la "Sainte Chapelle" du Studio +, dans le 11e arr. de Paris. Durant deux heures, on a fait vibrer les cordes ensemble autour de mon catalogue de morceaux.
Mike est un vrai Docteur du direct. Il fleurit tout ce qu'il touche...
On arrive donc et on branche. Sa gratte électro ne veut rien savoir... Par bonheur (ou intuition, que sais-je ?) en plus de ma gratte j'avais amené ma basse et voilà notre Mike qui s'en empare. Pas de gratte, va donc pour la basse ! Et nous voilà à visiter mes morceaux...
Et ça l'a fait de suite. Ce Mike est un vrai docteur, je vous dis. Dès qu'il touche un instrument, ça fleurit!
Le voilà qui tricote du grave derrière mes six cordes, fait des cœurs et réarrange un de mes trucs. Et du coup, ce n'est plus Mike Badaboom mais réellement Docteur Mike, une nouvelle dimension du personnage, que je découvre ce soir là. Alors ensemble ça a été de l’éclate lâchée sans aucune retenue, du plaisir de jouer à tous les sens du terme… Tout s’est vite calé, ajusté. J’ai l’impression d’une nouvelle rencontre ! … Prometteur, tout ça ! ! !
Alors je suis heureux de vous présenter un nouveau duo : "Tyo Bazz & Docteur Mike" en route pour de nouvelles aventures !
à suivre...

27/03/2006

Pas encore...

Ca y est, j'ai fait ma maquette, enregistrée à la maison... Stéphanie Lalinne, ingénieur du son et parfaite voisine, a fait un superbe travail. La prise de son direct est impeccable et le découpage de... ce qui est le moins irrecevable... est parfaitement bien fait. Elle, elle a fait un superbe boulot.
medium_02_03_05_j.jpgMais le problème est de mon côté. Je ne suis pour l'instant pas tout à mon aise dans ce nouvel exercice (quoi que souvent exécuté avec bonheur il y a plus de vingt ans) et le résultat de ma prestation m'apprait nettement insuffisant : chant parfois faux, guitare accrochée et nerveuse et "tapage de pieds" en guise de washboard relativement agressif... le stress de bien faire, d'enregistrer et de s'écouter en même temps... Bref, plustôt que de me lacher cordialement, je cumule mon attention sur le chant, le jeux de gratte et le Battage pédibus, gestuelle improvisée pour la circonstance. Tout ça dans l'intention d'atteindre cette parfaite couleur bleue du blues des rues. Mais voilà, tout cela fait plus de stress que de plaisir, donc...
Alors, je retourne à mon carrefour revoir avec mon bon petit diable quelques réconciliations indispensables avec la voix, la gratte et les pieds...
C'est donc partie remise, le temps de refaire une bonne tranche de boulot...

06/03/2006

L'esprit du Blues selon Tyo Bazz

medium_JohnnyShinePortret.jpgOn trouve dans la petite histoire des bluesmen une collection d’événements qui me semblent illustrer précisément ce qu’est l’esprit du blues. La première petite histoire qui me vient à l’esprit est celle-ci qui se passe à la fin des années quatre-vingt dans un petit studio d’enregistrement du Middle West. Peter Guralnick et Scott Billington, producteurs d’enregistrements, sont sur les dents. De l’autre coté de la vitre, Johnny Shines, le compagnon de route de Robert Johnson, et Robert Lockwood Jr., d’Helena en Arkansas et gendre du même Robert J., sont en train d’enregistrer quelques morceaux en prise directe, comme les bluesmen ont l’habitude de le faire.
medium_Robert_20Lockwood_20Jr.jpgDu coté de la technique, ça va pas fort. Cet enfoiré d’ingénieur du son vient d’effacer une bonne partie du premier morceau, tout le début en fait… Plus que gêné, Peter va voir les bluesmen et leur annonce la catastrophe : « on a perdu le début du premier morceaux… ». « Et alors ? demande Johnny Shine, la fin ne te convient pas ? »… silence lourd pour Peter. Robert semble s’en foutre, plus préoccupé à retendre ses cordes tout en frottant sa barbe blanche. « On n’a plus le début. Il faudrait réenregistrer ce morceaux…» propose Peter. « Bon, si tu y tiens vraiment, reprend doucement Johnny Shine, OK !… Heu ! Tu peux me chanter comment ça faisait ?…. »

Quand je suis arrivé à Paris en 1975, je jouais du blues au saxophone dans quelques cabarets de la rive gauche et autres bouges. A cause de quelques réelles amitiés personnelles, je traînais dans le milieux des musicien d’afro-jazz, du moins appelait-on ce style comme ça à l’époque. En fait c’était là le mot pompeux et racoleur pour dire qu’ils jouaient vachement bien leur musique populaire traditionnelle. Je m’était alors donné comme « professeur » l’adorable Joseph Maka, dit « Jo », guinéen de son état et aujourd’hui décédé d’un long et douloureux crabe. Je l’entend encore me dire « Si on fait des gammes dans tous les sens et à tire larigot, c’est pour que ce qui passe par la tête sorte directement par le bout des doigts… » Paradoxalement, il ajoutait : « Joues ce que tu veux jouer ! C’est ça, travailler. »

medium_Delenco.jpgUn jour, Delenco, suave batteur montalbanais et chanteur-guitariste hobo avec qui je partageais un bout de chemin, me rapportait que Karl Perkins affirmait dans un interview à Rolling Stone n’avoir jamais étudié et d’avoir passé son temps à jouer ses chansons. Délenko en a fait sa philosophie. Plus récemment, Angelo Debarre affirmais dans une autre entrevue être son seul et de plus très mauvais élève : « Je joue. Je ne travaille jamais. »

medium_Tony_Ballester.jpgIl y a une trentaine d’années, quand je me suis mis à tâter de la basse, j’avais très temporairement choisi comme professeur l’excellent bassiste, ami et aussi montalbanais Tony Ballester pour qui le jazz et son harmonie n’a plus de secret. Il me redisait récemment « Quand tu travailles, tout seul chez toi dans ton coin, tu t’intéresses à ce que tu fais : quelles sont les notes, dans quelle tonalité, dans quel mode, quel type d’accord, etc… et tu recommence mille fois pour l’avoir en réflexe. Mais quand tu joues, tu joues. Tu oublies la théorie. Tu oublies même que tu joues. Tu es là dans ce qui se passe, un point c’est tout ! »

medium_Tusques.jpgJ’ai longtemps joué avec les musicos d’afro-jazz. Cette musique va de Fela Ramson Kuti à Ali Farka Touré en passant par Marc Bonan et l’on sait le lien direct et essentiel qu’elle a avec le blues. Je rencontrais là dans les sphères d’Edja Kungali d’Adolphe Winkler et l’International Free Danse Music Orchestra de François Tusque, des gens qui étaient d’abord des grios, des conteurs, ou des chefs charismatiques.
Après ils étaient comme un chacun, traversés par la musique. Elle semble donc être autant un acte social qu’un champ d’humanité. Quand je voulais travailler avec eux, on jouait. Quand on voulait répéter un morceau, l’un le jouait et tout le monde jouait avec lui. Quand je demandais « Montres-moi ! », ils jouaient. Si je demandais un conseil, ils me répondaient : « Joues ! » et on jouait ensemble. Pour eux, travailler, c’était jouer.

medium_Alan_Silva.jpgA cette époque, je me suis retrouvé de passage à l’école d’Alan Sylva , dans le Marais. Il distribuait les rôles à chacun des musiciens-élèves avec des images. Il me dit, en me voyant avec ma basse électrique, une vielle demie caisse à la forme d’une 335, « Tu es un bugle, OK ? Tu joues comme un bugle. » et c’était là toute la consigne. On faisait avec cette image.

…………….
Ce que je crois avoir compris de ces histoires et de ces rencontres, c’est que pour chacun de ces acteurs de la musique, elle vient de l’intérieur comme dit la chanson. Tu te laisses traverser. Dans son fabuleux DVD « Sessions for Robert J. » Eric Clapton se déclare n’être qu’un passeur de la musique. Pour lui tout musicien n’est qu’un passeur, un transmetteur qui est traversé par la musique. Je me sens bien à cette place.
Il m’a semblé comprendre que, pour tous ces gens-là, la musique est un moment, pas un morceau. Celui-ci n’est qu’un prétexte. L’important c’est ce qui se passe là quand elle se joue… et parfois, elle se joue de toi, elle t’échappe et tu rentres à la maison faire le Robert J. au crossroad : tu bûche, tu te réconcilie avec ton instrument.
Il me semble avoir compris qu’il y a une différence profonde entre la variété, aussi belle et noble soit-elle, et le blues. C’est la même différence qu’il y a entre les Beatles et les Rolling Stones. En variété, on écrit un morceaux. Dans le Blues, on le joue. Pour l’une, c’est le morceaux qui compte et on le reproduit le plus fidèlement possible en concert car le concert consiste à rendre la création donnée dans l’enregistrement. Pour le second, c’est l’événement qui est premier, ce qui se produit à l’occasion du morceaux dans un lieu quidam avec des gens de ce moment là.

medium_David_Johnson.jpg L’intéressant peut être alors d’avoir un enregistrement de ce moment là. Voilà pourquoi Robert Johnson enregistre plusieurs versions de ces quelques morceaux et que par exemple nous avons autant de versions de « Love in vain » que nous avons d’interprètes, que nous avons autant de version du « Sweet home chicago » que nous avons d’événement où des musicos traversés de musique se sont rencontrés dessus.
Les morceaux ne sont tellement que des prétextes qu’ils sont communément devenues aussi des noms de bluesmen. Mac Kinley Morganfield prend le nom de Muddy Water qui est une chanson enregistrée par Papa Freddie Spruel en 1926. Chester Arthur Bunett prend celui d’Howlin’ Wolf, chanson qu’enregistre Funny Paper Smith en 1930. Rolling Stone est une chanson enregistrée par Robert Wilkins en 1928. Sugar Blues est crée par Sara Martin en 1922. Tommy Johnson enregistre Canned Heat blues en 1928 et Double Trouble n’est pas que le nom du duo de copains qui accompagnait Stevie Ray Vaughan.

Je suis bien entendu de l’école du blues pour lequel je vibre profondément. Chaque fois que je rencontre l’intention de figer un morceau, de lui donner une forme définitive, j’ai l’impression qu’on l’empêche de vivre, qu’on empêche la musique de couler, que l’on tue l’événement, celui-ci et ceux à venir.
Alors bien venue dans le blues et les musiques racines.
Pensées bleues !