Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/06/2012

"Peuples à genoux"

Au départ des révolutions arabes, il m'est venu cette image des peuples que l'occident colonisateur et industriel avait mis à genoux pour mieux faire des affaires et aujourd'hui, ces peuples se réveillent, se redressent dans des douleurs extrêmes.

Rien de plus a dire... reste à entendre.

Bien amicales pensées bleues sang,

Tyo

02/06/2012

"Ramblin' On My Mind" (cover)

C'est là l'un des 29 titres enregistrés par Robert JOHNSON. Celui-ci l'a été le 23 novembre 36 (il en enregistra deux versions) par Don LAW à San Antonio, Texas, avec, cette fois là, 10 autres titres. Malgré un certain succès, seulement six de ces titres continueront à être distribués après 1938 par le label Vocalion qui les possède. Robert Johnson ne sera rappelé qu'un an plus tard pour poursuivre ses enregistrements lors de deux sessions les 19 et 20 juin 1937 à Dallas. Il décédera le 16 aoùt 38 à Greenwood où se trouve l'une de ses trois tombes présumées.

En voici une version on ne peut plus tendre en E mineur.

Bien amicales pensées bleues delta,

Tyo

25/05/2012

"Il y a des trucs que j'ai l'habitude de faire..."

Ce aurait pu être une chanson d'amour, mais que néni. Un clin d'oeil quelques peu iconoclaste, un exercice de style à l'image des pratiques habituelles des bluesmens, aguerris à développer ce type d'humour allégorique : ils accusaient et maltraitaient apparemment leurs compagnes dans leurs chansons alors qu'ils visaient leurs petits patrons blancs et les copains n'étaient pas dupes...

Voilà, j'avais moi aussi quelques remarques à faire sur l'appréciation des compétences... et surtout quand le patrons, un peu vert, est bien obligé de reconnaître vos talents...

Fortement inspiré par "The Thing That I Used To Do" du louisianais Guitar Slim, enregisré en 53.

Bien amicales pensées bleues vertes...

Tyo


13/05/2012

"Here's To You"

Le 9 avril 1927, Nicolas SACCO et Bartolomeo VANZETTI sont condamnés à mort pour un crime à South Braintree (Massachusetts) qu'ils n'ont pas commis. Malgré des prises de position dans le monde entier, ils seront exécuté sur la chaise électrique le 23 aout 1927. Cinquante ans après, le gouverneur du Massachusetts, Mickael DUKAKIS les réhabilitera.

A la prononciation de leur condamnation à mort, VANZETTI répond au juge THAYER : "Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n'aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd'hui par hazard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu'on nous prenne nos vies, vie d'un bon cordonnier et d'un pauvre vendeur de poissons, c'est celà qui est tout ! Ce dernier Moment est le notre. Cette agonie est notre triomphe."

Cette déclaration constitue le prétexte des paroles de la ballade de Joan BAEZ "Here's To You", sur la musique d'Ennio MORRICONE, parue en 1971 dans la bande originale du film franco-italien de Giuliano MONTALDO "Sacco e Vanzetti".

Bien amicales pensées bleues et rouges,

Tyo

05/05/2012

"Quand ils sont venus..."

Cette chanson reprend et continue le poème du Pasteur Martin Niemöller, ancien partisan du parti Nazi, arrêté en 1937 pour avoir protesté contre l'arrestation des juifs et pour avoir créé "la Ligue d'urgence des Pasteurs" pour la tolérance. Il fut transféré en 41 au camp de concentration de Dachau où il écrivit ce poème.

Face à des actions du gouvernement français au cours de l'automne 2010, et à des prises de positions de plusieurs de ses membres cette année là, le besoin m'est venu de reprendre ce texte et de le continuer.

Bien amicales pensées anti bleue marine,

Tyo

P.S. : Encore une fois un grand merci à Didier BONNET qui a filmé cette vidéo avec sa créativité habituelle.

28/04/2012

"La fille du nord"

Un classique de Bob Dylan qu'il a composé en 1963 au cours de son premier voyage en Italie et enregistré trois mois plus tard pour l'album "The Freewheelin' Bob Dylan". Il reprend merveilleusement la chanson avec Johnny Cash en 69 dans "Nashville Skiline" avec un son magnifique. Pour la première et dernière fois, il chante d'une voix tout à fait country.

Hugues Aufray l'a importée et traduite en 1965 pour son album "Hugues Aufray chante Dylan".

Voici la TyoBazzVersion dont les paroles ont été un tout petit peu retouchées au fil de mes interprétations pour coller, selon moi, davantage à l'esprit de l'original.

Rien à dire sur cette ballade romantique. Qu'elle vous berce comme elle me berce...

Bien amicales pensées bleues de froid du nord Canada,

Tyo

20/04/2012

"Ballade jalouse"

Voici une chanson écrite il y a une trentaine d'années, à une époque où ,obsédé par les rythme 12/8, j'écrivais tout en alexandrins. A l'origine inspirée des "story songs" dylanienne, elle est passée, elle aussi, par de multiples formes d'expressions, d'abord rock, puis jazzie, en suite blues et aujourd'hui folk-blues. C'est une histoire vraie, encore une fois, qui est à l'origine de cette chanson histoire. No comment...

Rien à dire de plus, si non "Bonne dégustation" et à bientôt.

Tyo

14/04/2012

"Et si l'hemme devenait un projet..."

Nous parlons d'égalité femmes/hommes et nous faisons des lois sur la parité qui indiquent précisément qu'il y aurait une différences entre les femmes et les hommes... Paradoxe ! Les cathares pensaient que le monde physique aurait été créé par Lucifer (l'ange déchu, le diable) pour contrer Dieu. Donc, pour les Cathares, ce monde où on souffre et où l'on meurt n'était pas le bon. Donc les différences femmes -hommes qui y étaient relevaient de Satan, donc ils s'en foutaient et les femmes avaient droit de vote et de discours. On en retrouvait à commander des monastères ou à conseiller les grands du monde.

Dans notre langue, nous n'avons pas de mot pour dire la femme et l'homme en même temps. Il nous faut recourir soit à des périphrases (l'être humain) soit à des particularités culturelles (la personne, l'individu, etc). Je propose donc un mot constitué de ce qu'il y a de commun entre les deux mots homme et femme "mme" et de le précéder de la première lettre de l'un et de la seconde de l'autre et ça donne 'hemme" qui, à l'instar du mot "femme" se prononce "ame" et non "ème"... (Il y a effectivement un savoureux double sens). 

D'où, en février 2004, cette chanson coup de geule "Et si l'hemme devenait un projet..." C'est alors l'occasion de poser un regard critique sur ce monde structuré dans l'ultra consommation, détruisant la création, le lien social et la place de l'hemme au centre.

Un grand merci à Didier BONNET pour l'originale prise de vue de la vidéo.

Bonne dégustation et bien amicales pensées bleues,

Tyo

06/04/2012

"On est venu te voir..."


JMS 1976 Saxo.jpgChanson contre le colonialisme, les postures hautaines et le mépris des populations et des cultures. C'est quelque chose qui m'insupportait quand, enfant à l'école, nos maîtres nous racontaient "les colonies et leurs ancêtres les gaulois"...   Bullshit !

Il s'agit là d'une chanson sur l'Afrique et le souvenir de tous ces fabuleux musiciens ghanéens, maliens, sénégalais, camerounais et autres avec qui j'ai partagé de si longues sessions, le saxophone en pendentif.

Hommage à la richesse de leurs coeurs, de leur musique et de leurs talents. En remerciement pour tout ce qu'ils m'ont enseigné, partagé, offert...

Bien amicales pensées bleue des nuits africaines...

Tyo

31/03/2012

"Après ma mort..."

Ballade blues en épitaphe : j'ai écrit cette chanson réaliste en avril 2007 parce que je constatais que depuis quelques années j'allais plus à l'enterrement de mes intimes, amis et copains qu'à leurs mariages... Le phénomène aurait tendance à perdurer... Alors voilà un regard intentionnel sur mon propre enterrement, histoire d'anticiper.

C'est un pur folk blues en douze barres et en la où je me ressent parfaitement entre François Villon et Robert Lockwood Jr. Ça me va bien...

Bien amicales pensées bleue nuit,

Tyo

24/03/2012

"La déclaration d'amour"

Voici un hymne à l'amour des femmes, une ode modeste, intense et sincère. J'ai écrit le texte dans les années 80, vivant les derniers temps d'une vie de patachon, de papillonnage butinant, qui commençait à me lasser. J'en contemplais, transparent et réaliste, les derniers soubresauts.

La musique de cette chanson a évolué progressivement passant d'une première ballade à la Brassens à une plus jazzie, puis carrément rock, plus tard bluezie et enfin la voilà ainsi. Corrigée une dernière fois l'année dernière, elle est sur une simple chaine folk-blues comme je les aime.

Bonne écoute et bien amicales pensées bleues

Tyo 

17/03/2012

"La complainte des filles de joie"

Adolescent dans les années soixante, avec les copains, nous écoutions les Rolling Stones, captions Radio Caroline sur des postes à lampes, mais nous chantions Brassens... C'était comme ça qu'on vivait la musique. Il m'en est resté un gros quelque chose, une certaine passion pour ce mariage entre la poésie chanté et le folk-blues. Et toujours ce bout de petite musique intérieure qui me ramène à Brassens...

De Brassens, nous chantions tout et de ses chansons iconoclastes, nous prenions un malin plaisir à chanter "Gare au gorille", "Hécatombe" ou celle là, "la complainte des filles de joie" (n'est-ce pas, Daniel ?). Bien sur, nous n'avions pas de conscience de la réalité de ce monde à part, mais la manière de réhabiliter les petites gens et de fustiger les "bien pensants" nous plaisait bien.

En voici donc une version folk blues en hommage au grand bonhomme.

Bonne écoute et bien amicales pensées bleues,

Tyo

10/03/2012

"Histoire de rue"

Souvent, je me dis qu'une bonne chanson fait plus qu'un long discours pour l'avancée des idées. Alors, espérons que cette chanson soit bonne... (Elle est sur le CD "Imparfait")

C'est bien là une chanson passion rassemblant en une histoire des impressions vécues sur plusieurs années. Et puis ces sensations, ces bouts d'instant et de regard sont devenus une "story-song". Elle s'est imposée comme ça, naturellement, parceque le thème du respect des personnes m'occupe toujours, sous toutes les formes.

La question de l'humanisme est "Est ce que l'on met la personne humaine au centre de nos préoccupations ou d'autres choses ? Qu'est-ce qui est le plus important ?"

Voilà, en forme de coup de gueule, quelques notes bleues...

Bien amicales pensées bleues...

Tyo

04/03/2012

"Hollywood" de David McNEIL

La culture américaine regorge de "chansons histoires", les "Stories songs". Un peu à l'instar des balades irlandaises ou de nombre de nos chansons populaires parisiennes du 19e ou début du 20e, elles racontent l'aventure de personages. Certains, comme Jim Crow ou John Henry, ne sont que des carricatures de comportements, de postures fustigées ou plaintes...

"Hollywood", de David McNEIL, est une Storie-song. Elle est aussi écrite avec une belle compétence poétique à la française. Cousue de riches rimes alternées dans une rythmique parfaite, elle est la convergence culturelle que David McNEIL a mise dans cette superbe chanson. Sa reprise remarquée par Yves Montand l'a popularisée.

C'est Daniel CLARK, que j'accompagnait en 76, qui me l'a faite découvrir et aimer. Il la chantait merveilleusement. Alors c'est en hommage à Daniel, ce personnage doux, génial et talentueux, retrouvé par hasard en juin 2010, et qui nous a quitté le 3 décembre dernier, que je vous la propose aujourd'hui...

Bonne écoute,

Tyo

23/02/2012

Alain BETTON rapporte le concert au Pitchtime

Alain BETTON est un excellent photographe au coup d’œil aussi précis que talentueux. Il est aussi une excellente plume. Ces deux talents réunis (parmi d'autres) lui ont ouvert depuis longtemps la voie du journalisme de reportage. Cela n'avait pas échappé à Frankie PFEIFFER qui l'a depuis des années accueilli dans son équipe sur "Paris On The Move". 

C'est aussi par son intermédiaire que j'ai pu faire le 4 novembre dernier le concert au PITCHTIME à DOURDAN (91). Il en a fait un "report" qui m'a touché.

Alors voici son "report" sur Paris-Move, échantillon de son talent... Dégustez et savourez, folks !

Bien amicales pensées bleues,

Tyo

18/02/2012

Pas de vidéo ces deux semaines ci...

Hello Folks !

Tyo BAZZ au Bois LandryEt oui, pas de vidéo ces deux semaines ci ! Il me restait en stock trois vidéos des enregistrements de décembre. A leur réécoute, j'ai préféré les mettre à la poubelle, différer la diffusion et prendre le temps d'une nouvelle session d'enregistrements. Ce sera du 27 février au 3 mars, entre deux bricolages maison.

Au programme "Ma petite femme fixe", "Lisa Mona", "Passion de femmes", "Noces d'Or" et bien d'autres... tout dépendra du bricolage...

A bientôt sur la toile, rendez-vous début mars et bien amicales pensées bleues,

Tyo
 

12/02/2012

"Ho! Marie"

Marie n'est pas son véritable prénom... Elle aime peu qu'on parle d'elle, alors tendresse oblige. Femme discrète, sincère et volontaire, elle est ma tendre et douce. C'est  juste un peu de ce que, du coin de l'œil, je la contemple faire.

La chanson est construite sur une simple boucle d'accord, un picking qui tourne inlassablement. La mélodie du chant varie et s'articule autour comme un couple de danseurs de tango.

Les paroles sont comme des touches du regard où se mêlent le fait et le sentiment, juste l'essentiel comme une aquarelle.

Bonne écoute,

Tyo

05/02/2012

"Love in Vain"

L'un des 29 opus de Robert JOHNSON, héritage incontournable, repris mille fois et parfois de manières somptueuses (Keb' MO', Peter GREEN, Rolling Stones, Didier-Marc BOURELLE, Coup D'Blues, etc.).  Voici une contribution toute acoustique, sans fard, au débotté, comme ça vient...

Bonne écoute,

Tyo

29/01/2012

"Comme un chevalier troubadour..."

Les troubadours, chanteurs occitan itinérants du XII et XIV° siècle, racontaient dans un art consommé les amours ou des visions critiques du monde de manières sibyllines. Fin dix-neuvième et vingtième siècle aux US, les bluesmens en faisaient de même. Les premiers étaient de nobles lettrés, les seconds de pauvres ouvriers agricoles et journaliers. Pourtant que de proximités...

"Pur folk-blues en douze barres", comme on dit, la guitare entrelace ici les techniques roots et picking. Mi Donquichotte, mi troubadour, cette chanson distille un regard d'un moment, un instantané, quelques sensations critiques du monde avec la conscience profonde que le changement est totalement indépendant de mes capacités...

L'idée de cette chanson m'est venue d'un repas entre amis où débattant de tout, nous refaisions le monde avec force analyses et partages d'observation, histoire de faire avancer le schmilblick... Le regard chargé d'humour, je me voyais en miroir dans la conversation, le Tyo BAZZ et ses chansons, un Don Quichotte des liens sociaux... C'est alors que cette expression m'est venue "Comme un chevalier troubadour à la triste guitare"... Restait plus qu'a écrire le reste.

21/01/2012

"S'aimer un peu..."

Voici une courte chanson écrite il y a trois ans environ. C'était d'abord une sensation douce, un regard autour de moi, et puis les mots sont venus comme des images devant les yeux. Quelques touches sonores d'un blues en la, quelques riffs roots et la chanson s'est glissée doucement sous mes doigts, lentement comme son rythme, bercé entre guitare et stomps boxes.

C'est un vrai pur franco-blues sur l'amour qui vacille dans l'habitude d'un vieux couple : comprendre le contexte qui bouge et titiller la passion profonde sur des chemins de traverse vers un amour qui change de visage. C'est juste un blues plein d'amour et de tendresse.

Bonne écoute et encore merci de vos retours

 

Tyo

15/01/2012

"Aujourd'hui ma muse..."

Cette petite chanson est une ode à la poésie, un hymne à l'écriture. Je l'avais écrite à l'age de quatorze ans et c'était là un déclic amoureux pour la belle écriture. J'ai retrouvé, lors d'un déménagement, le cahier d'écolier sur lequel je l'avais couchée, retouchée, accouchée avec force ratures et réécritures.

Ce court poème à la gloire des formes classiques d'e la poésie est surtout un exercice de style sur la cadence, l'équilibre et la rime. Il a été pour moi à l'époque un acte fondateur vers la création poétique. Il l'est toujours... Plus un texte est travaillé, ajusté et plus il parait simple et juste. C'est bien là l’essentiel.

Ce poème a connu bien des versions musicales. Celle-ci, très blues roots, est la dernière version écrite il y a trois ans. Elle figure sur le CD "IMPARFAIT, contes blues et autres histoires vraies".

Cette vidéo est aussi l'occasion de montrer le "One man blues band" global avec harmonica, guitare acoustique, voix et les deux stomp boxes faites à la maison.

Bonne écoute,

Tyo

07/01/2012

"Je n'aurai pas le temps"...

Cette chanson m'a traversé... Je me suis levé à trois heure du matin pour l'enregistrer. Elle est sortie en dix minutes. Rimbaud écrivait qu'il se regardait créer, que les mots, la création, le traversaient. Clapton disait un jour que le musicien est un passeur, que la musique le traverse. Tout ça comme si la musique, l'art, nous utilise comme média pour être là. Bisare sensation où l'on contemple ce qui nous arrive (à tous les sens du terme)...

Dans cette chanson, il s'agit d'un regard posé sur le monde, une collection de sensations et de désirs. C'est comme un "être là" puissant, comme l'âme d'un moment...

Bonne écoute,

Tyo

30/12/2011

"J'ai rendez vous" ...au carrefour !

Et voici un nouvel enregistrement... Cette chanson, "J'ai rendez-vous..." a pour origine un exercice que j'avais monté pour enseigner l’architecture d'un blues lors d'un atelier au club de blues d'Issy les Moulineaux, que j'avais créé en 2003 sous le nom du Crossroad (ça ne s'invente pas. C'est Annie IRRGANG, membre de la petite équipe fondatrice qui avais suggéré ce nom).

Le thème de la légende de la rencontre au carrefour de Robert JOHNSON avec le diable m'a séduit à mon tour et j'en ai continué l'écriture par la suite. Le texte est ensuite passé à toutes les sauces blues à chaque fois que je le jouais pour enfin trouver cette forme académique.

C'est aussi là l'occasion d'évoquer la sensation de mes premiers temps parisiens quand, en 75, j'entamais une vie de patachon et de musicos de cabaret. C'est là un cliché du Tyo BAZZ saxophoniste accompagnant Daniel CLARK, rencontrant Maya CARASCO, croisant la route de François TUSQUES, Jo MAKA et Alan SILVA et partageant des boeufs avec les musicos d'afro-jazz.

 

Et j'en profite pour vous adresser mes voeux les meileurs ! Si l'amour des gens vous habite, que le bonheur vous caresse. Et si ce n'est pas le cas, que le cul vous pelle et que les dents vous tombent...

Voeux Tyo BAZZ 2012 a.jpg

Bonne écoute !

Tyo

20/12/2011

"Les Coup D'Blues"

(Paroles et musique par Jean-Marc "Tyo BAZZ" SAURET, achevées le 18 août 2010 - sacem 2010)

Les "Coup D'Blues" sont un duo électro-acoustique composé de Lefty Dom et de Pat' Sib', tous deux guitaristes, harmonicistes et chanteurs, compositeurs doués et bosseurs.  Lefty est gaucher comme le nom l'indique et sa voix est chaude et roque. Pat', bon soliste, a la voix claire.

Ils ont monté tout un spectacle autour d'Arthur Rimbaud dont ils ont mis les textes en musique folk-blues.

Ce sont des amis dont la gentillesse et l'humanisme n'ont d'égal que leur talent. Aujourd'hui Dom est toujours en région parisienne et Sib' est parti en région bordelaise... à quand les retrouvailles magiques ?

Cette chanson leur rend hommage...

Enregistré le 20 décembre 2011 à la maison.
Bien amicales pensées bleues,

Tyo 

"The Partisan"

Cette chanson française à la mémoire des resistants de la guerre 39/45 a été popularisée par Leonard COHEN quand il l'a publiée dans son album "Songs from a room" en octobre 69.

La musique est d'Anna Marly. Les paroles en français sont d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, dit "Bernard". La traduction en anglais par Leonard COHEN semble volontairement pas tout à fait fidèle. COHEN semble vouloir actualiser la chanson, la désinscrire d'un marquage très fortement français du conflit de la dernière guerre mondiale. 

A l'instar de ce qu'avait fait Léonard COHEN dans sa traduction, j'ai adapté, réactualisé, décontextualisé les paroles en français, remplaçant quelques termes de la chanson, les internationalisant, les universalisant, comme pour mieux prôner une résistance à tout totalitarisme armé. La chanson me semble ainsi plus fortement d'actualité...  

Enregistré à la maison le 19 décembre 2011.

Bien amicales pensées bleues,

Tyo

05/11/2011

Tyo BAZZ au Pitchtime

Vendredi 4 novembre, le temps est maussade et le pluie tombe en continu. La route défile tranquillement, je suis parti tôt et j'ai le temps. Dourdan n'est pas si loin. J'hésite à trouver de suite le Pichtime. Pourtant c'est simple. Un passant m'accompagne, accueillant et sympa. C'est en face de la mairie.

Tyo BAZZ, pitchtime, concertAlain Sabbatier est en train d'installer la scène et les praticables sont récalcitrants. On s'y met à deux. La salle fait pub anglais, très chaleureuse, pas très grande mais très bien agencée. Un bon lieu de convivialité. Alain a un superbe matériel de sonorisation. On fait la balance et de suite le son est ample, très clair, présent partout sans aucune distorsion ni écraser la conversation. Génial ! Je n'ai jamais eu un tel confort de son. Les 2 L1 de Bose font un travail d'enfer.  J'ai envie de dérouler de suite, de me lâcher... mais attendons.

On fait la pause et on se met à discuter. Alain est un gars vraiment attachant. On cause comme de vieux potes et on se raconte nos histoires, ses voyages en stop aux US, ses bourlingues à travers le monde, nos familles, etc.

Alain BETTONAlain, Joëlle et Olivier Betton arrivent. Ce sont des retrouvailles. On mange ensemble et ça discute. Petit à petit je rentre dans le stress du concert, un temps de silence, pas désagréable mais tendu. Alain me présente Bernard, harmoniciste. On décide de boeuffer à la fin. Puis c'est le dernier quart d'heure et l'excitation monte, je suis comme un gamin plein de stress positif. Alors on y va...

Alain BETTON10 heure, la petite salle est bien remplie, des amis, des amis d'amis, tout un groupe de jeunes du coin et des gens de passage. Le son est magnifique et je déroule. La Lag Parlor est cristaline, les stomps boxes sonnent vraiment comme wood-blog et grosse caisse, Harmos et voix très présentes. Trop à l'aise, je raconte, je me lâche, trébuche, tout est bien. le public réagit superbement, on se regarde dans les yeux. Alain et Olivier prennent des photos. Premier set "tendance folk" passe comme un flirt : très vite et si agréable. Déjà une heure... C'est Joëlle qui me rappelle que j'ai des CD à vendre... J'oublie même de passer le chapeau...

Alain BETTONUn quart d'heure de pause et c'est reparti pour un set "tendance blues". Je raconte un peu entre les morceau. "L'arbre qui donnait des pommes" est pour Alain, homme de talent et peut être pas aussi reconnu qu'il le devrait. Les techniques picking et blues-root passent à merveille. L'ambiance est des plus chaleureuses. Encore pleins de morceaux, des anciens et des nouveaux, et puis Bernard me rejoint et on se fait trois blues, histoire d'éplucher quelques tonalités. On s'amuse vraiment, Bernard joue bien et ce qu'il fait est tout à fait chaleureux. On se fait plaisir et le courant passe vraiment...

Alain BETTON

Vient le temps de clore... Un dernier verre, on échange les impressions, les remerciements, on s'embrasse, on se congratule, on projette sur l'avenir, on range...

Le Pitchtime est vraiment un très bel endroit ! Alain et son équipe très pro, sont aussi aidants qu'attachants...

Putain, sacrée soirée, mes aïeux... à bientôt les gars quelque part sur la planète.

 (avec les sublimes photes d'Alain BETTON)

P.S. : Je n'ai malheureusement rien enregistré... domage.

09/10/2011

En passant à la Brasserie du Pont...

Imaginez se retrouver avec une bande de potes bons vivants, bruyants et pleins d'amitié dans une brasserie pleine de gens sympas et amoureux de convivialité et par dessus tout, tenue par une famille des plus chaleureuses : Claire rayonnante de son futur bébé, Papa aux fourneaux, Maman au bar, le frangin comme un hockeyeur en salle... Fermez les yeux... On y était ce vendredi 7 octobre, à Melun ! 




 

314925_2055107738315_1263230708_31813878_869070200_n.jpgCharly et Alex avaient posé leurs caméras dans les diagonales. Un petit quatre pistes prenait du son en direct. La brasserie était déjà bien garnie de tous ces gens vivants et bons vivants... Être là juste pour le plaisir de jouer, de partager ses bébés des derniers mois, tester un nouveau matériel plus simple et préparer quelques concerts à venir. Alors, l'envie de jouer et chanter des choses tendres et gaies, éviter les anciennes chansons pleine de mélancolie parfois violentes...

Je me suis dit que deux sets, l'un tendance folk et l'autre tendance blues serait une bonne formule... Il fallait tester avant de prendre la route. Les nouveaux pads bricolés cet été sonnent bien. Le bon vieux Roland AC 60 sonne parfaitement et la Lag Parlor donne le meilleur d'elle même. Les harmos sont plus douces ainsi et plus mélodieuses, moins roots... Chanter et jouer pendant que les gens mangent et se retrouvent n'est pas facile et le brouhaha assez déstabilisant à chaque pic sonore...

307675_2055108818342_1263230708_31813882_1193511639_n.jpgMais des regards jusqu'alors inconnus viennent croiser le mien avec attention, voire compassion et peut être plaisir aussi... Je chante et joue pour eux. Le couple en face de moi dans de courts gestes pudiques m'indiquent leur attention. Je les remercie de quelques regards posés... 

Le temps passe, des copains sortent fumer un clope et dansent en cadence derrière la vitre, le clin d’œil vers ma pomme. Des usagers du lieux partent ensuite. Ils ont un geste gentil comme un petit bravo sous le manteau. Je les remercie d'un clin d’œil. Les chansons coulent sous les doigts, je force un peu la voix... pour rien... juste le stress du brouhaha. Je paume quelques mots et les rattrape sur le lutin.

Dans le second set, je tourne les pages : plus envie de chanter les tristesses de l'an dernier. Le ton est à la beauté, pas au malheur... Il est onze heure. Je lâche un très folkeux "Je suis venu te dire que je m'en vais..." et ferme la boutique. Deux heures et demi de tyobazzerie sont finies et pourtant il en reste encore sous le chapeau. On traine alors... Je range doucement le matos. Papote à droite, à gauche. On discute au bar avec "Papa", un type bien, plein de convivialité et de gentille simplicité. 


301536_2055107138300_1263230708_31813873_578396244_n.jpgEt puis les uns après les autres quitent la brasserie. Ils ont bien mangé, et le disent... Je mangerai  en rentrant. 
On fini par se distribuer quelques bises. On charge la voiture du petit matériel. Demain je materai les vidéos pour voir ce qu'on peut en faire...

Merci Claire. Ce fut un bien agréable moment. Bise à bébé...

Merci Maïe et Katie pour les photos.

17/09/2011

Balade estivale...

P1010764.JPG15 jours en août pour croiser le chemin d'amis, de familiaux et de familiers entre musique et gastronomie. Les terres du sud ouest regorgent de talents dans les deux domaines et nous avons bien souvent partagé les deux...


P1010696.JPGTemps de retrouvailles de visu d'"amis" MySpace et Facebook. Rencontres chaleureuses bien plus intenses de vives voix, parfois de trois heures de l'après midi jusqu'à deux heures du matin.

P1010697.JPG

Merci Daniel et Véro pour cette fabuleuse journée musico-gastronomique.


 

P1010776.JPGEt puis les retouvailles en famille, banquet qui se poursuit en concert avec Carole et son talent plein de chaleur. Il en a séduit plus d'un et quel bonheur de partager cette scène...

 

Et puis juste avant cette escapade, il y avait eu la fête de la musique que nous avons partagé avec Soline et les copains du quartier...



Merci à tous car la vie ne serait rien sans les amis, les intimes...

 

 

11/03/2011

Un bonheur sur la Moquette...

Bonjour Marion, Martine, Julien, Séverine, Lecine et Chloé.
HPIM1597.JPGMerci encore de votre accueil, de votre gentillesse, de votre humanité et de tout le boulot que vous faites...
En guise d'article pour parler de ce bon moment de musique  et poésie partagé à la Moquette ce mercredi, je vous propose ce court échange de mail. Ce vendredi 11 au soir, je recevais un mail d'échange d'impressions sur la soirée de mercredi et la personne me posait trois questions que voici :
  •  "Quel était le genre de local où avait lieu le concert : on s'attendait à un bar et c'était autre chose..."
  • "Comment était ta musique quand elle était triste ? Tu as dit que tu avais changé de registre avec une musique moins triste mais on trouve qu'il en reste encore !"
  • "On a bien aimé la chanson dédié à ta tendre et douce mais dont tu as changé le prénom... pourquoi ?..."
 Voilà ce que j'ai répondu :
 
Coucou,
Effectivement, cette salle est un lieu ou se croisent SDF, touristes et gens du coin autour ou pas d'intervenants invités . Musiciens, artistes, écrivains, philosophes, sociologues, s'y succèdent. Edgard MORIN y vient le mois prochain. C'est réellement un centre chaleureux et atypique géré par une association qui travaille à resserer le lien social par le croisement de gens dits "normaux" et de gens dits "barrés". Cette association existait quand je suis arrivé à Paris et en 75 j'ai déjà joué chez eux sans savoir au début ce que c'était.
 
A l'époque, ils étaient près de Notre Dame, rue du Petit Pont dans le 5°. Ca s'appelait 'Le Cloitre". C'est un moine dominicain, Pedro MECA, qui tenait se lieu alors destiné à l'accueil des toxicomanes.
 
Je suis retombé dessus par le biais d'Alexandra et Tony qui y ont joué il y a deux ans et j'y ai alors joué en janvier 2010. (cf l'article "les compagnons de la nuit" du 14 01 2010)
 
HPIM1596.JPGPour le néophyte c'est vraiment un lieu déroutant parce que tu ne sais pas qui est à coté de toi et le lieu est aménagé de manière modeste, de quelques tables et chaises ordinaires. Les animateurs et éducateurs y conduisent des ateliers d'écriture, des conférences ouvertes, des spectacles pour "les gens de la nuit" disent-ils. Ils publient ensuite. J'ai deux bouquins de leur production. Tu touches les âmes à chaque page...
 
Quand à ma musique, je faisais référence à mon concert de l'année dernière où je chantais les chansons de mon CD et il est vraiment assez triste et même dur.
 
Depuis plusieurs mois, je travaille un autre mode de musique plus folk blues, plus Dylanien. J'ai travaillé la technique Picking. Depuis quelques mois, j'ai beaucoup composé dans ce style folk blues et les textes sont plus amoureux, plus gais, plus coup de gueule aussi. Ça accroche beaucoup plus aussi. C'est le gros de mon set actuellement. Mais mercredi, j'ai aussi joué quelques chansons d'avant. Il est vrai que mes textes sont réalistes tout en se soumettant aux règles classiques de la versification.
 
La chanson pour ma "tendre et douce" (en fait j'en ai fait plusieurs) que j'ai chanté mercredi est la dernière que j'ai faite mais pour un problème de rythmique du texte, je l'ai appelée Marie qui est deux fois plus court... c'est tout. C'est parce qu'il y avait là des proches que j'ai dit que ce n'était pas le véritable prénom de la personne concernée...
 
Bises à toi,
Tyo

 P.S. : Merci Marion pour les photos !

26/02/2011

S'engager pour la culture ?

En France, depuis quelques années, tout est devenu petit... notre pouvoir d'achat, la capacité à se loger en travaillant, nos salaires, le nombre de riches et qui le sont de plus en plus... notre politique étrangère... la morale de certains de nos dirigeants... le nombre de grands patrons qui se succèdent à la tête de notre économie... etc.

Même notre président est petit... même qu'il faisait beaucoup de bruit pour ne pas qu'on le perde... aujourd'hui qu'il parle moins, il commence à disparaitre...

brel-ferre-brassens_1.jpgSont petits aussi les lieux de musique et le nombre de ces lieux... la part qu'il reste dans la poche de ces organisateurs de culture locale... L'intérêt à développer ce soutien à la culture... le nombre de spectateurs qui se déplacent soutenir et participer à ces petits concerts... le nombre de poètes musiciens qui poursuivent la construction de la culture française...

Pourtant, c'est notre culture avec une richesse et une finesse d'expression hors du commun... C'est une culture que l'on aime avec les François Villon (oui, avec un V...), La Fontaine, José-Maria de Hérédia, Molière, Racine, Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine, Brassens, Ferré, Brel, Ferrat, Gainsbourg, Boby Lapointe, Félix Leclerc... et le liste est tellement longue...

brassens-brel-ferre.jpgMais ont-ils beaucoup de successeurs ?... des poètes qui versifient vraiment, avec plus de trois cents mots, équilibrent le rythme et comptent leurs pieds ; ceux qui font d'une esthétique un sens... Peut être que voici là une petite liste aussi...

Alors peut être qu'être troubadour aujourd'hui, c'est s'engager dans ce monde restreint lui aussi pour témoigner du temps et conduire la pérennité de notre culture sans rien retirer aux autres, sans les mettre en comparaison, en concurrence, juste en maintenant le bouquet des cultures fleuri...

Bien amicales pensées bleues... blanches et rouges... vertes et jaunes...

Tyo